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Apiculture : Stéphane Le Foll souhaite une interprofession

Le ministre de l’Agriculture a présenté le 18 janvier le bilan du plan de développement durable de l’apiculture (PDDA) et a annoncé son prolongement pour deux ans (2016-2017).

Ce plan avait été lancé en 2013, il était articulé en 17 axes et décliné en 115 actions. “Au 31 décembre 2015, 77 actions sont complètement finalisées, et 8 des actions proposées ont finalement été écartées notamment du fait de modifications réglementaires”, explique le ministère. Au final, 72 % des actions du plan auront été complètement mises en œuvre en trois ans. C’est le cas pour l’ensemble des axes concernant l’environnement de la production apicole (santé, prédateurs, pollutions, reconquête de la biodiversité, accompagnement de l’organisation par les pouvoirs publics). De plus, un guide de bonnes pratiques apicoles a été réalisé par l’institut de l’abeille. Il devrait permettre une meilleure gestion des cheptels et de l’activité apicole. Fort de ce bilan, le ministère a donc décidé la pérennisation du plan pour deux ans en le réorientant autour de quatre axes : la formation, la limitation de l’exposition des abeilles aux facteurs de risque influençant la santé des colonies, l’organisation et l’accompagnement de la filière apicole, la formation aux métiers de l’apiculture.

Le Certi Api, début 2017

C’est sur ces deux derniers points que Stéphane Le Foll a particulièrement insisté. Pour la formation, il a annoncé la création d’un certificat de compétence pour professionnaliser le métier d’apiculteur, le Certi Api. Si ce certificat ne sera pas obligatoire, il permettra toutefois de bénéficier d’aides spécifiques comme l’aide aux pertes de ruches ou de production, sans seuil minimal de ruches. En revanche, sa détention sera nécessaire pour ceux qui souhaitent proposer des prestations de services dans le secteur apicole. Le ministre a indiqué qu’il voyait là “un enjeu de formation dans le cadre de l’enseignement agricole. Cela permet de donner des bases futures à une apiculture française qui sera respectée et plus intégrée dans le monde agricole”. Le Certi Api devrait entrer en vigueur début 2017. Mais toutes ses actions ne pourront porter leurs fruits que si la filière est organisée. “Les professionnels sont-ils prêts à assumer l’organisation de la profession ?” s’interroge Stéphane Le Foll. Lors de la prochaine réunion des acteurs de la filière le 1er mars, “il y aura une proposition sur l’interprofession et je souhaite qu’elle débouche sur un accord”, a-t-il indiqué avant d’avertir “sinon, je ferais le constat qu’il n’est pas possible d’organiser cette profession”. Cette interprofession devra être ouverte à tous les apiculteurs, professionnels et amateurs, “gros” ou “petits”, etc. Une de ses missions sera d’organiser la production française d’essaims et de reines, car les trois quarts des reines présentes en France sont importées. Le ministre souhaite également la création d’un label “miel de France”. En effet, la France ne produit que 10 000 à 12 000 tonnes de miel, pour une consommation estimée à 40 000 tonnes. Le PDDA va bénéficier d’un financement de 13 M€ par an. OM

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