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Publication : “La consommation de la tomate”

Sollicitée dans le cadre de la commission mixte des études CTIFL-FranceAgriMer-Interfel par l’AOPn tomates et concombres de France, une étude qualitative tomate a été réalisée au cours de l’été 2015 par Catherine Baros.

Cette étude avait plusieurs objectifs, définis avec l’AOPn tomates et concombres de Fran­ce : connaître l’image de la toma­te, la perception de l’origine (France), du mode de culture, de la gamme des “anciennes variétés” ; comprendre les modalités d’achat ; connaître les usages : conservation des fruits, modalités de préparation, usages cru et cuit selon la variété, ou la taille. La méthodologie “Quali online” a permis de travailler avec les con­sommateurs sur une durée longue, de faire un bilan de consommation à la fin de l’été, de définir des missions ad hoc : enquête sur le point de vente, reportage photos, cuisine, tests de segmentation, tests de packaging, etc. Les résultats La tomate est devenue un produit pratique, disponible, joli, calibré, éloigné des concepts de fraîcheur et de naturalité. L’arrivée sur les linéaires des “anciennes” variétés a constitué un rappel à la terre, au terroir, à une tradition de culture. Elles contribuent également à la perception d’une offre attractive. Si les consommateurs français choisissent l’origine France, c’est parce qu’ils considèrent que les producteurs français sont plus respectueux du produit, de l’environnement, et de l’humain. Il faut donc plus valoriser ce troisième élément, peu perçu par les consommateurs de cette communauté. Malgré la profusion de l’offre, les critères de choix évoluent peu. C’est toujours l’aspect de la tomate qui prime, le choix de la variété se fait en fonction de l’usage prévu (qui change peu) et du prix : ce dernier est un frein important à l’achat des variétés autres que les classiques, parce qu’il n’est pas bien compris. La rapidité/facilité/praticité d’utilisation de la tomate est un atout, mais aussi un handicap, car elle n’encourage pas à changer ses habitudes. Il faut oser ! Les acteurs des secteurs prescripteurs doivent aussi mieux valoriser leur offre tomate. n Cette étude, cofinancée par l’AOPn tomates et concombres de France, Prince de Bretagne, et FranceAgriMer, est téléchargeable gratuitement sur le site du CTIFL : www.ctifl.fr, rubrique “Nos publications”/“Distribution, marché et con­sommation”.

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