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Pomme de terre primeur : Une campagne sous de bons auspices

On est entré dans la campagne 2016 de pommes de terre primeurs et si la pleine saison de commercialisation, au plan national, va de mai à juillet les mises en marché ont déjà pris assez d’importance pour que s’en dessinent les contours.

2016_3600-4Les premières primeurs de plein champ ont fait une apparition significative à Pâques, avec la production des îles (Noirmoutier et, plus tardivement, Ré). Les départements bretons, Finistère et Côtes d’Armor essentiellement, accroissent leurs expéditions ; ils sont avec les îles/Val de Loire, les plus gros producteurs de pommes de terre primeurs : plus de 12 000 t dans les 2 cas et resteront présents massivement jusqu’en juillet, la campagne s’achevant officiellement le 15 août. Les autres bassins de production, notamment au Sud de la Loire démarrent plus tardivement, fin avril, début mai pour le Roussillon et fin juin/juillet pour le secteur Provence-Camargue, leur durée de grosse présence sur le marché étant relativement brève : mi-mai/fin juin pour le Roussillon et fin juin/ juillet pour la région Sud-Est (Provence-Camargue). Cette dernière est l’une des principales zones de production, après l’Ouest, avec quelque 9 000 t, produites sur 300 ha, prévues cette année. Que ce soit en Provence-Camargue, en Languedoc-Roussillon ou pour l’ensemble de l’hexagone, les producteurs ont maintenu pratiquement les mêmes surfaces que l’an dernier et l’on peut envisager une récolte nationale supérieure à 40 000 t qui ne devrait pas souffrir de difficultés d’écoulement si l’on considère les conditions favorables de ce début de saison. En effet, la campagne de pommes de terre de conservation s’achève précocement ne laissant pas de stocks susceptibles de gêner les primeurs. Outre l’effet mécanique sur l’offre qu’aura cette absence d’encombrement, elle arrive à point nommé pour faciliter la soudure entre la fin de campagne de vieilles pommes de terre et l’arrivée des premières hâtives de conservation. C’est toute la filière qui profitera de cette conjoncture, ce qui a grandement facilité la démarche menée par le CNIPT (Comité national interprofessionnel de la pomme de terre) pour mener à bien cette saison 2016. En particulier, la grande distribution a promis de mette la primeur française en avant, dans les rayons, certains distributeurs s’engageant même à ne pas vendre de primeurs importées. Car dans le ciel serein qui s’annonce, l’élément perturbateur qui pourrait intervenir serait une surabondance de primeurs d’importation.

Des recommandations en matière de commercialisation

Les débats interprofessionnels qui ont précédé et accompagné le début de campagne, ont aussi eu pour objectif de rappeler d’importantes recommandations en matière de commercialisation de la pomme de terre primeur. D’abord la définition du produit : pomme de terre devant être cueillie avant complète maturité, dont la peau peut être enlevée sans épluchage. Elle ne supporte pas une longue conservation et doit être commercialisée rapidement après l’arrachage. La campagne s’arrête impérativement le 15 août et, jusqu’à cette date les primeurs pourront utiliser l’argumentation “fraîchement récoltées” ou “primeurs de France”. La réglementation permet aussi l’appellation “pommes de terre nouvelles” mais il y a alors risque de confusion avec les tubercules notés “nouvelle récolte” qui sont des produits précoces mais matures, commercialisables jusqu’au 30 septembre, sous ce logo.
Cette saison de primeurs sera soutenue par une campagne de publicité télévisée et différentes opérations de promotion destinées à rappeler au consommateur les caractéristiques particulières et les vertus gastronomiques de la primeur française.

Georges Duvièvre

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