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En bref : 29 juillet 2016

France : Une production viticole en baisse à 44 Mhl

Selon les premières prévisions du ministère de l’Agriculture, la récolte de vin 2016 s’établirait à 44 Mhl soit un niveau inférieur de 8 % à celui de 2015 et de 4 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Le gel de printemps affecterait fortement le potentiel de production de la Champagne, de la Bourgogne et du Val de Loire.
Dans le Sud-Est, la sortie des grappes a été généreuse et la floraison s’est bien déroulée cependant le gel de fin avril a occasionné des dégâts dans des parcelles en IGP notamment dans le Var. A cela s’ajoute de la coulure essentiellement sur grenache et un déficit marqué de la réserve hydrique des sols dans la région Paca. Par endroit, la pression du mildiou est importante. La situation est contrastée selon les départements.
En Languedoc-Roussillon, le vignoble est en léger retard comparé à 2015. La sortie de grappes est d’un bon niveau même si la coulure affecte le grenache ou le merlot par endroit. Au niveau sanitaire, malgré une pression de maladies fongiques, les dégâts sont limités. Les réserves hydriques des sols sont déficitaires sur la bordure littorale de l’Ouest. La production régionale est prévue en légère baisse sur un an (- 1 %).

Un conclave agricole le 1er septembre

Tous les acteurs de l’agriculture française : syndicats, banques, mutuelles et chambres d’agriculture se réuniront le 1er septembre à Paris pour échafauder un plan de sortie de crise. Cette rencontre aura lieu au siège de la FNSEA rue de la Baume. Un an après la mobilisation spectaculaire d’éleveurs étranglés par la baisse des prix de vente de la viande et du lait, la crise agricole s’est amplifiée cette année touchant aussi les céréaliers, les maraîchers et éleveurs du nord et du centre de la France dont les productions sont fortement réduites par les inondations du printemps.

Arrachages de vignes dans le Sancerrois : les réactions

Un viticulteur de Bué dans le Sancerrois a été victime d’un arrachage sauvage de 5 600 pieds de sauvignon. Le syndicat des vins IGP Val de Loire a condamné fermement les faits : “au nom d’un protectionnisme exacerbé, sa parcelle plantée récemment en cépage sauvignon hors zone d’appellation avec des droits IGP a été arrachée par des individus qui doivent répondre d’un acte délictueux”. La Confédération des vins IGP de France s’associe au syndicat des vins IGP Val de Loire et estime que la nouvelle réglementation liée aux autorisations de plantations nouvelles “ne remet pas en cause” le droit de planter des vins de pays avec les cépages sauvignon et pinot noir hors de l’aire de l’appellation Sancerre. De son côté, la CNAOC a rappelé qu’elle plaidait depuis plusieurs mois “pour une évolution des règles communautaires sur la plantation de vignes” allant dans le sens de “mieux protéger les appellations à forte notoriété”.
“Bien évidemment nous ne pouvons pas soutenir cet arrachage sauvage, mais quand j’entends le vigneron concerné expliquer à France 3 que son objectif est de faire des vins qui soient à l’image de ce qui se fait à Sancerre, cela montre clairement que les inquiétudes exprimées depuis des mois par les vignerons d’AOC du Centre Loire sont justifiées”, a affirmé Bernard Farges, le président de la CNAOC.

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