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Fertilisation : Bactériosol, une alternative en arboriculture !

La société Sobac était à Marsillargues (Hérault) au Mas de Carthagène chez Christophe Weiss, arboriculteur, pour faire le point sur son procédé de fertilisation naturelle.

2016_3612-7Christophe Weiss est arboriculteur à Marsillargues depuis près de 20 ans. Il travaille en famille avec sa femme, sa sœur et son fils sur 36 ha de vergers dont 13 ha en Granny Smith et 5,13 ha de Pink Lady. Depuis trois ans, il s’est lancé dans la démarche de fertilisation Marcel Mézy, plus connue sous le nom de Bactériosol. Un amendement organique qui évite l’utilisation d’engrais chimiques. Et Christophe Weiss en est plus que satisfait. “La vie a repris dans le sol. C’est un sujet très important pour nous, arboriculteurs. Le support de notre récolte c’est le sol !” martèle-t-il en présentant ses résultats d’analyse devant une vingtaine de producteurs. “J’ai d’abord commencé à utiliser cet amendement sur 6 ha avec un test à l’aveugle qui devait être réalisé en parallèle. L’an dernier, vu les résultats que j’ai obtenus, j’ai décidé de passer la totalité de mon exploitation avec Bactériosol. La vie du sol c’est primordial pour la réussite du verger. Chez moi, cette méthode de fertilisation avec des micro-organismes fonctionne. C’est une démarche éco-responsable qui va dans le sens de ce qu’attendent les consommateurs. Il nous faut maintenant mieux communiquer auprès des acheteurs !”
Pour parfaire cette expérience, Christophe Weiss présente tous les résultats, chiffres à l’appui, tant sur le plan de l’utilisation d’engrais que sur l’apport en eau. L’utilisation de Bactériosol a permis en effet de moins irriguer les vergers. “Ici ce sont d’anciens marais. Généralement les ornières dans les vergers maintenaient de l’eau durant une semaine. Cette année, j’ai constaté que les ornières séchaient plus vite.” Et puis le rythme d’irrigation s’est allongé. “Avant j’irriguais tous les dix jours, cette année je suis passé à 12 jours, c’est deux jours de plus ! Et j’ai les mêmes valeurs !” Aussi pour lui pas de doute, le fait que la vie dans le sol ait repris lui a permis de limiter l’irrigation.

Le procédé Marcel Mézy
Le procédé de fertilisation Marcel Mézy est né il y a une trentaine d’années dans l’Aveyron. Il a permis la création de deux usines et créé la Sobac. A ce jour, quelque 10 000 paysans français ont adopté le processus. Marcel Mézy est un autodidacte qui s’est penché sur le fonctionnement du sol et plus particulièrement sur la formation naturelle de l’humus. Ses longues recherches ont donné naissance à un procédé de fertilisation unique basé sur l’action de micro-organismes aérobies. Une découverte qualifiée de 3e révolution agricole par le professeur Marcel Mazoyer, sommité de l’institut national d’agronomie.

Un amendement pas plus cher que les engrais chimiques

D’un point de vue financier, Christophe Weiss annonce que Bactériosol coûte en moyenne 200 à 220 €/ha avec un petit apport en azote au printemps, ce qui n’est pas plus cher qu’une fertilisation classique à l’engrais chimique.
Pour les représentants de Sobac, la société qui commercialise Bactériosol, l’histoire de Christophe Weiss est exemplaire. “Bactériosol est un outil d’aide à la performance. Il travaille sur l’humus ; or l’humus c’est le capital du sol, c’est le réservoir du sol. Bactériosol agit comme créateur d’humus et il augmente la capacité du sol en charge cationique. Avec ce produit, il n’y a pas de perfusion anarchique de la plante, il y a augmentation des micro-organismes dans le sol. C’est un semis de micro-organismes.”

Qu’est-ce que Bactériosol ?
C’est un amendement organique permettant l’humidification de toutes formes de matières organiques. Il développe la production d’humus accroissant le complexe argilo-humique et la fertilité des sols. Il recycle les éléments minéraux non assimilés par les plantes et augmente le taux d’humus des sols. Il remplace de façon naturelle toutes fumures de fonds, amendements calciques ou organiques et diminue voire supprime l’apport d’azote minéral. Ce produit est utilisable en agriculture biologique.

Pour présenter les résultats obtenus, un profil de sol a été créé sur une parcelle témoin chez un arboriculteur mitoyen du Mas de Carthagène et dans le verger de Christophe Weiss. Les résultats sont probants. Le profil de sol est réalisé sur une profondeur de 2 mètres, ce qui permet de détecter la présence de micro-organismes dans le sol et chez Christophe Weiss, le sol est vivant ! Pour expliquer cela, Christophe Frebourg, conseiller en agronomie, est venu faire l’expertise du sol au Mas de Carthagène. Son message est clair : “en travaillant trop à la chimie, la terre devient dure comme une pierre. Le plus important dans le sol c’est ce qui est microbien et les micro-organismes car grâce à eux, l’oxygène circule partout de manière identique. La matière organique du sol n’évolue que si elle est oxygénée.” Cela se vérifie, au Mas de Carthagène, la terre est bien vivante !
Quant à la campagne pomme, elle s’avère particulière : “Cette année, le problème c’est l’éclaircissage, la charge est énorme.” Depuis 18 ans, Christophe Weiss n’a jamais vu cela. 

Anne-Solveig Aschehoug

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