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En bref : 18 novembre 2016

Vin : VinIGP recommande aux viticulteurs de ne pas céder sur les prix
“Ne craquez pas”, tel est en substance le message adressé par VinIGP, la confédération des vins IGP, à ses adhérents viticulteurs, le 14 no­vem­bre. “La campagne a un peu de mal à démarrer”, précise-t-on à VinIGP. Certains négociants “font patienter” les vignerons, dans l’espoir que ceux-ci cèdent. Pourtant, souligne l’association, tous les fondamentaux du marché sont à la fermeté des prix : la production française “enregistre une des plus faibles récoltes de ces 30 der­nières années” avec 43,2 millions d’hectolitres, et les vins IGP “voient leurs volumes se contracter autour de 12,4 Mhl contre 13,2 Mhl l’année dernière (-6 %)”. L’association ne recommande pas non plus à ses mem­bres d’augmenter leurs prix. Le message est donc “stabilité des prix”.

Le marché des semences en baisse de 5 à 7 % pour 2016
Une première estimation du marché des semences pour 2016 montre un recul de 5 à 7 %, a indiqué le 15 no­vembre l’UFS (semenciers). “2016 est une année désastreuse pour l’a­griculture française”, a déclaré le président Régis Fournier, soulignant la faiblesse des prix des commodités et la mauvaise météo. “Les semenciers sont très impactés” dans un marché national “entre – 5 et – 7 % en valeur”, d’après lui, ce qui se traduit par des plans sociaux, suppressions de postes et regroupements d’entreprises. L’UFS note une baisse des semences certifiées en céréales à paille, sous la barre des 50 % d’utilisation, une chute des surfaces en maïs “jamais vue en 20 ans”, une “très mauvaise année pour les semis de colza”. Du mieux est annoncé en semences fourragères et potagères mais qui ne compense pas “des gros marchés tirant vers le bas”. “La solution est d’actionner deux leviers : l’innovation et le développement à l’international”, a estimé Régis Fournier. A ses yeux, “2016 aurait été pire s’il n’y avait pas une création variétale dynamique”.

Vin : la Cnaoc estime possible une amélioration du dispositif d’assurance-récolte pour 2017
Lors de l’assemblée générale de la Confédération nationale des AOC viticoles (Cnaoc), le 15 novembre, Bernard Farges, son président, a soutenu face à Christine Avelin, la directrice du cabinet du ministre de l’Agriculture, qu’une amélioration du dispositif d’assurance-récolte pour 2017 est possible. Christine Avelin avait indiqué lors de son intervention de clôture de l’AG que les assureurs ont déjà fait leurs offres de contrats pour 2017 et que “les règles ne peuvent pas changer en permanence”. Divergence de vue sur ce point entre le ministère et la Cnaoc. “Peu de choses sont à modifier pour qu’un grand nombre d’exploitations viticoles s’assurent”, a insisté Bernard Farges. Il estime que les modifications à apporter sont “suffisamment identifiées” pour que le système d’as­surance devienne attrayant pour les entreprises. Il a comparé le système actuel à “une voiture à trois roues qui ne trouverait pas de client”, ajoutant : “Nous proposons qu’on lance la voiture à quatre roues”. Pour lui, les difficultés soulevées par les assureurs peuvent être surmontées, à la condition “d’é­couter davantage les professionnels que les assureurs”.

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