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Arterris : Bons rendements mais marchés ternes en semences

La branche semences d’Arterris tenait son assemblée générale le 2 décembre. Entre marchés atones, bons rendements et importance des abeilles, les sujets étaient nombreux.

2016_3629-5Dans un marché calme, la production de semences recule logiquement. Lors de l’assemblée générale, la section des producteurs de semences d’Arterris a dressé un bilan en demi-teinte de la saison 2016. “Nous sommes dans une situation où le marché  des céréales s’est fortement ralenti, si on se rapporte à 2013 ou 2014. Ce qui impacte naturellement la production de semences. Plusieurs raisons président à ce ralentissement. Il y a d’abord le prix des céréales qui est revenu à des niveaux plus modestes que les années précédentes. Le grand bassin de production d’Europe de l’Est, mais aussi la Russie et l’Ukraine, ont levé le pied sur les emblavements. Ce sont les éléments factuels qui ne plaident pas pour un grand dynamisme du marché. Il faut ajouter à cela les stocks que les grandes entreprises du secteur ont constitués”, explique Jean-Marc Bouvier, directeur de la branche semences du groupe coopératif. “Lorsque le marché était dynamique, elles nous ont demandé de multiplier des semences pour répondre à leurs besoins. Une fois satisfaites, elles ont constitué des stocks qu’elles doivent aujourd’hui écouler.” Pour le reste, la production de l’année sanctionnée par cette assemblée générale se révèle correcte en dépit du contexte. “En céréales à paille, les rendements ont été plutôt supérieurs à la moyenne pluriannuelle dans l’ouest de la région, et très nettement supérieure dans le Sud-Est. En colza semences, la récolte a été bonne et en maïs la récolte est dans la moyenne, malgré une année sèche.”

Les abeilles indispensables
En chiffres, l’activité semences du groupe se traduit par 20 000 ha emblavés dont la moitié pour les céréales à paille (dont 6 500 ha de blé dur), mais aussi 5 000 ha de maïs, 1 500 ha de colza semences,
1 000 ha de tournesol et 1 500 ha de pois chiche. “Il existe une demande assez forte pour les pois chiches et les lentilles aujourd’hui. Ce sont des plantes qui font de bonnes têtes de rotation et sur lesquelles nous travaillons.” L’assemblée générale a été aussi l’occasion d’ouvrir un dialogue entre producteurs de semences et apiculteurs, deux métiers trop souvent opposés. “Nous avons besoin des apiculteurs pour sécuriser les pollinisations de nos parcelles et nous permettons aux abeilles de se nourrir”, résumait encore Jean-Marc Bouvier. Bernard Vaissière (Inra) est venu détailler les mécaniques à l’œuvre dans la pollinisation et insister sur le rôle des abeilles, pollinisateurs domestiques complémentaires des pollinisateurs sauvages. Chaque année, l’activité semences du groupe occupe 5 400 ruches pour un chiffre d’affaires de plus de 200 000 € pour les apiculteurs. 

YK

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