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Copad : Où en est la ferme Hérault ?

La conférence agricole de janvier 2015 avait engagé 15 organismes professionnels à se mobiliser pour le développement de l’agriculture départementale. Le 5e comité de pilotage du projet agricole (Copad) s’est tenu le 5 décembre.

Comme l’a rappelé Jean-Louis Rastoin, professeur émérite à SupAgro, le PADH (projet agricole départemental) est une construction stratégique et collaborative de moyen terme. Deux ans après son lancement, il constate que les objectifs fixés par les partenaires étaient réalistes et que les indicateurs confirment la tendance de la consolidation de l’agriculture héraultaise.

La problématique du renouvellement des générations
En effet, depuis 2010/2011 les surfaces agricoles utiles (SAU) sont stables autour de 180 000 ha, tout comme le nombre de chefs d’exploitation à environ 6 800. Enfin, en cinq ans, le produit brut standard (PBS) de la production agricole a progressé de plus de 40 % pour atteindre 858 M€ en 2015. Cependant ces chiffres positifs peuvent cacher des réalités qui interpellent.
«Parce que le nombre d’installations reste trop faible, la pérennité des coopératives est fragilisée», indique Yves Euzet, président de la cave coopérative d’Assas. Ensuite parce que cette stabilité peut être corrélée à un contexte économique viticole favorable, et qu’une inversion de la conjoncture pourrait conduire à un décrochage des indicateurs (SAU, nombre d’exploitants et PBS). C’est tout le sens des actions qui se mettent en place sur le territoire du Pic Saint-Loup, rappelle-t-il : «Pour garder des caves, il est nécessaire d’installer des jeunes et pour cela, il faut assurer un revenu. C’est donc toute une dynamique vertueuse sur laquelle doit plancher la profession.»
Les collectivités territoriales présentes ont fait valoir leur intérêt pour le projet. «Nous insufflons des dynamiques que ce soient en reconquête de friches, en assurant la promotion des circuits de proximité en faveur des citoyens mais aussi de la restauration hors domicile ou en valorisant l’environnement et les paysages», témoigne Irène Tolleret, maire de Fontanès et vice-présidente en charge de l’agriculture de la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup.
Jérôme Despey, président de la Chambre d’agriculture, a conclu la séance sur la finalité de la rencontre : «Le bilan annuel est une nécessité pour mesurer le chemin accompli et ce qu’il reste à faire. 2016 a constitué l’année de démarrage véritable des actions. 2017, grâce à l’implication des partenaires et des collectivités, doit permettre d’atteindre nos objectifs sur chaque action.» 

Chambre d’agriculture de l’hérault

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