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Coopération : Coop de France indique des pistes pour le rebond de l’agriculture française

La coopération agricole a tenu son congrès annuel à Paris les 14 et 15 décembre en plaçant la compétitivité économique au cœur des objectifs.

“La situation agricole est malheureusement à l’image de ce que vit aujourd’hui notre pays, un sentiment de déclassement, voire d’impuissance”. En concluant le congrès de Coop de France, le président, Michel Prugue a porté un regard, peu réjouissant mais lucide, sur ce que vit l’agriculture française.
“Depuis dix ans, l’agriculture française décroche du peloton de tête. Nous sommes aujourd’hui en concurrence avec des grands compétiteurs qu’ils soient allemands, espagnols, néerlandais…, positionnés sur le marché unique européen, qui est, rappelons-le, notre marché !” constate-t-il. “Sans doute, n’avons-nous pas suffisamment anticipé les évolutions actuelles, alors que nos partenaires prenaient des mesures massives d’investissement et de modernisation. Ce qui est aujourd’hui très clair : c’est que nos positions sont menacées”, ajoute le président de Coop de France.

Des pistes pour l’avenir
“Pour rebondir, nous devons remettre l’économie au centre de nos préoccupations”, s’exclame-t-il. Ce rebond doit notamment passer par le fait de “nouer de nouvelles relations avec nos clients, en particulier avec la grande distribution, car nous savons que la loi ne sera pas la seule réponse en matière de relations commerciales”. S’il ne se fait pas d’illusions sur l’efficacité de la loi Sapin II qui n’apportera pas de “solutions pérennes aux agriculteurs et aux entreprises”, Michel Prugue préfère que les coopératives “construisent de nouvelles relations commerciales” avec les distributeurs. Des relations basées sur davantage de “confiance” et sur la “valorisation” des produits.
L’Etat doit aussi prendre sa part. Il doit “continuer à alléger les charges, réduire les contraintes et favoriser l’innovation”. Quant au CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) – les coopératives, malgré les promesses faites au “plus haut niveau” de l’Etat sont toujours exclues du dispositif -, Coop de France propose qu’il soit “transformé en baisse définitive des cotisations sociales”.
Le troisième échelon visé par Michel Prugue est l’échelon européen. “La prochaine Pac devra être résolument économique (…). L’Europe devra être cohérente : sans être protectionniste, elle devra défendre avec fermeté les intérêts de ses entreprises. Ainsi, elle ne peut ouvrir aux quatre vents les marchés européens en affichant le secteur agricole et agroalimentaire comme monnaie d’échange dans le cadre des accords internationaux.” 

OM

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