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Inao : Les signes de qualité, pionniers de l’agroécologie

Directeur de l’Inao, l’Institut national de l’origine et de la qualité, Jean-Luc Dairien a dressé devant la presse un premier bilan de l’année 2016.

Une année dont il relève deux traits marquants. D’abord la crise de l’élevage et ses conséquences sur l’activité laitière. Mais ce secteur laitier sous signe de qualité “résiste mieux, ou subit moins les conséquences de la crise”, constate-t-il. Deuxième fait marquant de 2016, la conjoncture climatique et ses conséquences, notamment en viticulture.
Autre dossier au programme de l’Inao, les relations et les négociations internationales avec des pays comme la Russie, le Canada, ou les Etats-Unis. Les signes de qualité “à la française” sont régulièrement visés, pour ne pas dire attaqués, dans ces négociations. “Cette situation justifie la priorité que nous avons accordée au suivi des débats internationaux, et notre participation à ces travaux soit avec le ministère de l’Agriculture, soit en direct”, constate Jean-Luc Dairien.
L’institut travaille également avec d’autres pays pour les aider à monter des filières sous signe de qualité. Ainsi, il travaille actuellement avec l’Algérie sur trois produits dont la datte et les agrumes. Ces pays deviennent ensuite des alliés précieux sur la scène internationale pour défendre le principe des signes de qualité.
L’Inao, qui gère aussi le label AB, a constaté, “avec une grande satisfaction” le “fort développement de l’agriculture biologique”. L’institut suit évidemment de très près l’évolution en cours du règlement européen sur le bio. “On attend au moins les premières conclusions partielles, pour la fin du premier semestre 2017”, précise Jean-Luc Dairien. En 2016, il a fallu également faire face aux conséquences de la nouvelle carte régionale et à la volonté de certaines collectivités de disposer de bannières régionales, avec parfois un risque de confusion avec les signes de qualité. Mais l’Inao ne veut pas aller à l’affrontement, ni créer un cadre contraignant. “Nous travaillons au cas par cas.”

L’année de l’agroécologie
Le ministre de l’Agriculture a demandé que les signes de qualité soient pionniers dans ce domaine. “Pendant un an, nous avons eu beaucoup de travail,” rappelle Jean-Luc Dairien. “Mais nous sommes parvenus à identifier 40 mesures types pour les secteurs de la viticulture et des produits laitiers.” Ces mesures sont en cours de validation et devraient être adoptées au premier trimestre. Elles n’auront aucun caractère contraignant. Jean-Luc Dairien préfère un dispositif volontaire. Il compte sur les premiers signes de qualité qui intégreront tout ou partie de ces mesures dans leur cahier des charges pour pouvoir “s’en servir comme argument commercial et marketing”. Et ensuite, “l’effet d’entraînement” devrait jouer. Il table sur le fait que le secteur laitier “sera prêt avant le secteur viticole”. 

OM

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