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Elevage : La filière ovine prépare la relève

Depuis quelques années, la filière ovine cherche à susciter des vocations chez les jeunes. Les Ovinpiades des jeunes bergers sont l’un des symboles de cette volonté d’installer de nouveaux éleveurs de brebis en France.

2017_3634-8Les Ovinpiades des jeunes bergers sont une invitation à découvrir le métier d’éleveur ovin de l’intérieur, au travers de gestes concrets et d’échanges avec des professionnels. Ces quatre dernières années, le concours a permis à près de 5 000 élèves de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production qu’ils ne connaissent peu ou si peu et en même temps d’en avoir une image plus positive.
Outre la technicité et la modernité de cet élevage, ils découvrent aussi son potentiel : organisation du travail, équipement, aide à l’installation, conduite d’élevage…
En effet, l’élevage de brebis peut être spécialisé ou complémentaire à une autre production animale ou à des cultures céréalières, légumières ou fruitières. De plus, la petite taille de l’animal constitue souvent un avantage supplémentaire pour les femmes. En France, on compte près de 41 500 exploitations ovines dont un peu moins de 5 000 laitières. Un peu plus de 20 300 éleveurs ont un troupeau de plus de 50 brebis.
Les Ovinpiades, organisées dans 21 territoires par les organisations professionnelles en partenariat avec les établissements d’enseignement agricole, supervisées par des jurys composés d’enseignants et de techniciens ont pour objectif de sélectionner les deux meilleurs candidats de chaque territoire. La finale régionale de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées aura lieu le  19 janvier à Marvejols, en Lozère.
La finale nationale, quant à elle, se déroulera le samedi 25 février au Salon international de l’agriculture à Paris. En effet, les 38 candidats sélectionnés dans les territoires, tous âgés de 16 à 24 ans, s’affronteront sur le grand ring du hall 1 du salon. Leur objectif : incarner l’espoir de l’élevage ovin en remportant le titre de meilleur jeune berger de France 2017. En 2016, c’est Flavien Oliver, élève en BTS au CFPPA de Chateaufarine (Franche-Comté) qui a incarné les espoirs de l’élevage ovin en France.
Pour se mettre dans la peau d’un éleveur, les épreuves sont au nombre de six, au niveau pratique et deux épreuves théoriques. Les épreuves pratiques portent sur comment trier les brebis avec un smartphone, apprécier la santé d’une brebis, la manipulation et l’évaluation de l’état corporel, le parage des onglons, l’évaluation de l’état d’engraissement des agneaux, le choix d’un bélier qualifié.

Des Ovinpiades collectives
Par ailleurs, depuis 2010, les établissements agricoles peuvent aussi participer aux Ovinpiades collectives. Cette épreuve, mêlant production ovine et communication, permet à des élèves d’un même établissement de réfléchir ensemble autour d’un sujet différent chaque année et de montrer leur créativité en construisant un argumentaire, en réalisant un support de communication. Cette année, les élèves pourront exprimer leur créativité autour d’un thème d’actualité en créant une chronique sur la modernité de l’élevage ovin destinée en particulier à alimenter les réseaux sociaux. Chaque équipe présentera son projet et son plan de valorisation sur le ring ovin du parc des expositions de la porte de Versailles à Paris. Les cinq meilleurs projets seront exposés au Salon de l’agriculture, le 25 février. En 2016, c’est le lycée agricole privé de Terre Nouvelle en Lozère qui avait remporté l’épreuve grâce à son exposition photos déclinée en cartes postales sur le thème : “De chair, de lait et de laine, la brebis domine notre environnement”.

Une participation aux Olympiades des métiers
Pour la première fois, les Ovinpiades vont participer aux Olympiades des métiers qui se dérouleront à Bordeaux du 9 au 11 mars. La filière ovine sera représentée par sept candidats dont le meilleur jeune berger aux sélections régionales des Olympiades des métiers de 2016, le meilleur jeune berger français 2017, et le meilleur jeune berger de chaque comité d’orientation ovin régional d’Innovin au classement de la finale nationale 2017. Outre les épreuves habituelles des Ovinpiades, des épreuves théoriques ont été créées spécifiquement pour enrichir et élever le niveau du concours. L’objectif de cette participation est bien sûr de faire connaître le métier d’éleveur de brebis pour susciter des vocations. De nombreuses démonstrations seront aussi organisées.
Enfin, un autre rendez-vous aura lieu en septembre, en Uruguay, pour la 3e coupe du monde des jeunes bergers. Confrontés aux mêmes difficultés que la France en matière de renouvellement des générations d’éleveurs ovins, plusieurs pays à forte tradition moutonnière à travers le monde ont souhaité créer un réseau de la formation agricole pour favoriser les échanges entre les jeunes et l’installation de futurs éleveurs de brebis. 

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