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Fruits et légumes : Les nouvelles orientations de la filière

“Aucune filière agricole n’a fait autant d’efforts pour subvenir à ses besoins”. Le président de Légumes de France et du CTIFL, Jacques Rouchaussé a parfaitement résumé la nouvelle donne qui prévaut désormais dans la filière fruits et légumes.

Il s’exprimait aux côtés de Bruno Dupont, président d’Interfel et de Christel Teyssedre, présidente de l’UNFD (les détaillants en fruits et légumes) et d’Aprifel, l’agence de communication de l’interprofession des fruits et légumes. Les trois structures, désormais intimement liées, ont annoncé la signature fin 2016 de l’accord interprofessionnel triennal sur la CVO (cotisation volontaire obligatoire). Il s’agira de la première CVO qui servira au financement des actions d’Interfel-Aprifel et du CTIFL.
On se souvient en effet que le CTIFL était jusqu’alors financé par une taxe fiscale affectée (TFA). “Les acteurs de la filière ont accepté de quasiment tripler la cotisation”, se félicite Bruno Dupont. Une augmentation nécessaire car “les crédits publics se réduisent comme une peau de chagrin”.
Le président d’Interfel constate “les efforts des professionnels pour développer un certain nombre d’actions dont le but est de répondre aux attentes des consommateurs et à la demande de la société. On veut renforcer les actions de recherche et d’innovation avec le CTIFL”, poursuit-il. “On souhaite être plus près des acteurs et des produits.”

Se rapprocher des 13 régions
La signature d’un premier engagement a été officialisée avec la région Pays de la Loire, le 18 janvier dans le cadre du Sival. Le but étant que l’ensemble des régions ait signé pour le Salon de l’agriculture.
Chargée de la communication sur les fruits et légumes frais, l’agence Aprifel voit également ses moyens renforcés. Les conseils scientifiques et consommateurs sont devenus des comités, ce qui renforce leur autonomie, et de fait, la portée de leur message sur les bienfaits de la consommation des fruits et légumes frais.
Quant au CTIFL, il a réorienté son action vers quatre axes majeurs : la qualité des produits ; la recherche d’alternatives aux pesticides ; la mécanisation des actes de production et la digitalisation. “J’ai voulu que nous soyons les acteurs incontournables de notre avenir”, insiste Jacques Rouchaussé. La nouvelle CVO, qui attend toujours son extension par les pouvoirs publics, devrait permettre à la filière de disposer d’environ 25 M€ par an pendant trois ans : 14 M€ pour le CTIFL et 11 M€ pour Interfel. Le reste du budget du CTIFL (25 M€ au total) étant abondé par une enveloppe du Casdar (4 M€) et par des ressources propres (7 M€).
Les trois structures ont aussi un directeur général commun, Louis Orenga. “Avoir à diriger les trois structures, c’est un défi”, déclare-t-il. “J’ai mis en place la coordination des trois équipes. Chaque structure a vraiment sa place. Je suis attaché à ce que chacune garde sa personnalité. Elles sont complémentaires, mais différentes”, conclut-il. 

OM

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